La vidéo-surveillance à domicile – attention aux risques !

Dernière mise à jour: 15.12.19

 

 

S’approprier un système de vidéosurveillance devient courant en matière de sécurité. Ce recours est autant utilisé par les professionnels comme les particuliers. Pourtant, posséder une vidéosurveillance chez soi ne comporte pas zéro risque. Avant de vous lancer et investir dans ce type de système, prenez le temps de bien les étudier.

 

Les raisons qui poussent à installer une caméra de surveillance

Une grande majorité de portails ou portes d’entrée possèdent désormais une caméra de surveillance perchée au mur. Très pratique pour son propriétaire, cette installation permet de connaître la personne se trouvant devant chez lui. Celui-ci peut alors être aux aguets lorsqu’une menace est visible. Les caméras de surveillance ont également tendance à repousser les cambrioleurs. Cela provoque un doute, mais surtout de la peur chez eux. En effet, les technologies modernes permettent une résolution d’image en Full HD en 1080p. Les vidéos sont alors nettes, d’où il est facile d’appliquer une reconnaissance faciale. Les particuliers se penchent aussi vers la sécurisation de leur domicile par la vidéosurveillance à cause de sa facilité d’installation et d’utilisation. Tout le monde peut aujourd’hui acheter un kit tout-en-un, regarder des tutoriels sur internet et le tour est joué.

 

Les risques liés au piratage

Chaque matériel acheté est livré avec un mot de passe par défaut. Tout le monde n’étant pas un amateur de gadget ou d’informatique, la plupart des gens continueront à utiliser ce même mot de passe pour leur utilisation. Le problème est que le système n’est donc pas sécurisé. Toute personne ayant eu accès à l’appareil avant l’achat peut y avoir accès. Elle peut donc s’introduire dans votre système de vidéosurveillance sans le moindre souci. Elle aura accès à toutes les images enregistrées par vos outils. Tout cela lui permettra de reconstruire un plan de votre maison si vous êtes en possession de plusieurs caméras intérieures. 

D’autant plus que les caméras sont généralement installées dans les zones à risques de la maison : coffre-fort, bureau, portes, etc. Quelques-unes sont même implantées dans les chambres pour pouvoir garder un œil sur les enfants lorsqu’ils dorment par exemple. Une fois que les malfaiteurs auront accès à vos caméras, ils pourraient modifier votre système. Le véritable problème surgira lorsque vous n’aurez plus le contrôle sur votre vidéosurveillance, ce qui surgira dès que le mot de passe aura été modifié.

Avec la diversité de vidéosurveillances disponibles sur le marché, les acheteurs ont souvent tendance à pencher pour les plus alléchants. L’évolution technologique met à disposition des caméras à haute résolution fonctionnant par Wi-Fi et accessibles avec tout autre appareil connecté. Vous vous servez donc de votre ordinateur, votre Smartphone ainsi que de votre tablette pour visionner les images en temps réels ou accéder à vos enregistrements. Partout où vous êtes, vous gardez le contrôle en étant connecté à internet. Mais avec cette avancée technologique, les adeptes de piratages suivent aussi le mouvement. Parmi les appareils électroniques mis sur le marché du commerce, les caméras de surveillance se classent en haut de la liste en facilité de piratage. Leur dépendance au Wi-Fi appuie ce risque. Les pirates accèdent à votre système via votre adresse IP. Il s’agit d’une suite de chiffres identifiant votre appareil de connexion. 

Il vous permet tout échange avec le réseau auquel vous êtes connecté. Ici encore, les non-amateurs d’informatique n’auront pas le réflexe de recherche l’adresse IP. Celle-ci se situant dans le mode d’emploi de la caméra, ce n’est pas évident pour tout le monde. Ne communiquez jamais l’adresse IP de votre appareil. La plupart des caméras de surveillance bon marché ne sont pas sécurisées. Évidemment, celles munies d’une sécurité assurée sont disponibles à un prix plus élevé. Plus le prix augmente, plus la caméra est sécurisée. Comme le mot de passe, l’identifiant est aussi apposé par défaut pour chaque appareil. Bien que les deux éléments aient l’air sécurisé rangés dans la boîte, ils sont aussi accessibles sur internet. Notez bien que tout ce qui peut être accédé en ligne s’avère accessible pour les pirates informatiques.

Dès que le pirate a accès à votre adresse IP, découvrir le reste de vos informations ne représente qu’une affaire de temps. Ayez donc l’habitude de toujours modifier les réglages d’origine de vos caméras. Effectuez cela pour la totalité des périphériques de votre installation de système de surveillance. Les caméras vous permettent d’identifier les cambrioleurs, mais les pirates informatiques, eux, passeront inaperçus en causant bien plus de dégâts. Lisez votre mode d’emploi en intégralité. Faites-vous aider par un professionnel si vous avez des difficultés dans la manipulation des appareils électroniques. Changez votre mot de passe et choisissez-en un qui soit difficile à deviner ou à pirater. Mettez-y des majuscules, des chiffres ou même des caractères spéciaux. Évitez absolument d’utiliser votre nom en guise de mot de passe. 

 

 

Les risques liés à l’atteinte à la vie privée

La vie privée mise en danger est avant tout le vôtre. Les produits bas de gamme ne sont pas toujours garantis. Vous n’avez donc pas la certitude en ce qui concerne la protection de vos données personnelles. Celles-ci pourraient être utilisées à des fins nuisibles si elles tombent entre de mauvaises mains. Soyez vigilant au sujet du choix de votre fournisseur. Si vous faites appel à des spécialistes pour l’installation de votre système, préférez les personnes habilitées et travaillant pour votre fournisseur. Toute personne se justifiant comme étant un professionnel n’est pas forcément fiable. Ceux qui prendront en charge l’installation connaîtront chaque détail et chaque faille de votre système.

Si vous utilisez des caméras extérieures, vous courez le risque de porter atteinte à la vie privée d’autrui, selon la disposition de vos appareils. Les voisins les plus susceptibles n’apprécient pas vraiment d’être filmés, ne serait-ce qu’un peu. Il en est de même pour les passants. La procédure avant l’installation doit être suivie à la lettre. Pour la vidéosurveillance dans les lieux privés tels que votre maison, vous avez l’obligation de demander une autorisation auprès de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Mettez aussi vos voisins au courant afin d’éviter tout malentendu.

 

 

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